• Changement d'objectif : "L'ami Patience" de Maupassant

    Il y a deux semaines, en français, nous avons un travail d'expression écrite qui m'a bien plu ! Il fallait modifier le point de vue de l'extrait de Guy de Maupassant (premier texte) pour le rendre inquiétant en utilisant le vocabulaire des sentiments en des sensations. Il y avait trois paragraphes à faire : la description du jardin, la description des sentiments et la description des émotions du narrateur. Il ne fallait pas se contenter de mettre les contraires de certains mots, il fallait ré-écrire le texte.

     

    ***

     

    Je m'approchai de la fenêtre pour regarder le jardin dont j'apercevais les arbres. Il était fort grand, ombragé, superbe. Un large chemin contournait un gazon où s'égrenait dans l'air un jet d'eau, entrait sous les massifs, en ressortait plus loin. Et tout à coup, là-bas, tout au fond, entre deux taillis d'arbustes, trois femmes apparurent. Elles marchaient lentement se tenant par le bras, vêtues de longs peignoirs blancs ennuagés de dentelles. Deux étaient blondes, l'autre brune. Elles rentrèrent aussitôt sous les arbres. Je demeurai sais, ravi devant cette courte et charmante apparition qui fit surgir en moi tout un monde poétique.

     

    ***

     

      Je m'approchai de la fenêtre pour tenter de regarder, par ses vitres ternes, le jardin abandonné qui s'étalait un peu plus bas et dont les arbres morts pointaient tels des doigts crochus. Il était grand, je suppose, car je n'en voyais pas la fin à cause du brouillard qui le recouvrait. Un chemin étroit et tortueux longeait des ronciers. Il me semblait qu'une fontaine était en partie ensevelie par des buissons épineux.
      Tout à coup, j'aperçus, se traînant le long du chemin sinueux, trois silhouettes féminines. Elles avançaient d'un pas lent, et je crois même qu'elles flottaient légèrement au-dessus du sol. Leurs vêtements semblaient faits de brouillard. De ce fait, j'avais l'impression que l'air autour d'elles bougeait, suivait leurs mouvements. Leurs cheveux étaient noirs comme la nuit, et dans leurs yeux brillait un éclat rouge sang qui me fit frissoner. Elles s'évanouirent dans la brume.
      Je n'arrivais pas à me sortir la scène de la tête, elle s'accrochait à ma mémoire, me terrifiait de plus en plus. Je voulus me retourner, courir, mais je craignais trop qu'une des femmes ne soit derrière moi. Je poussai alors un long cri, comme pour évacuer la peut qui me nouait l'estomac. En vain. Le souvenir m'en est resté comme une marque au fer rouge !


  • Commentaires

    1
    Mardi 22 Décembre 2015 à 15:21

    brrr... Ca donne froid dans le dos tout ça... En tous cas, c'est très bien écrit ! Le suspense et la peur sont données au compte-goutte et j'ai super bien visualisé l'univers... Tu as dû avoir une bonne note je pense ! :p

    2
    Mardi 22 Décembre 2015 à 15:27

    17/20 ! Donc vu ma prof, oui c'est une bonne note ! ^^

    3
    Mardi 22 Décembre 2015 à 15:35

    Oh ! Mais c'était un 20, ça ! )O.O(

                                                   O

    4
    Mardi 22 Décembre 2015 à 16:13

    Haha ! x) merci !

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